novembre 21, 2019

Hamady Dieng, Président de la Rampe « Je salue le dialogue et la décrispation »

 

Membre fondateur de l’Alliance pour la République (Apr) et proche du chef de l’Etat, Hamady Dieng, par ailleurs, Directeur des constructions au ministère de l’Intérieur et président de la rampe (Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence), se prononce sur le dialogue et la décrispation, les rumeurs d’un 3ème mandat de Macky Sall, les accusations d’Ousmane Sonko contre Mamour Diallo etc.

Le pouvoir et l’opposition discutent dans un climat de décrispation. Qu’est ce que vous en pensez ?

De ce que je sais du Président Macky Sall que j’accompagne depuis longtemps, je peux affirmer qu’il est sincère dans la dynamique de dialogue et de décrispation qu’il a engagée . Il a pris cette option dans l’intérêt du peuple, en bon gérant de la République et des Sénégalais.

Depuis 2014, le Gouvernement met en œuvre le Plan Sénégal Emergent (PSE), cadre de référence des interventions des acteurs au développement, à travers une forte impulsion du Chef de l’Etat, pour la mise en place des fondamentaux de l’émergence et la promotion de la gestion axée sur les résultats de développement. Qui parle de développement parle de paix sociale. Alors que la première phase du Pse a été réussie, c’est une excellente chose que la seconde puisse de dérouler dans un climat socio politique apaisé. Le dialogue a permis de rapprocher des camps opposés. Dans le dialogue en cours, il arrive sur certaines questions, que le pouvoir et l’opposition aient la même position contre la société civile. Dès fois toutes les parties sont d’accord et c’est le consensus sur la question concernée.

La question d’un 3ème mandat de Macky Sall est agitée. Etes vous pour ou contre ?

C’est absolument absurde de s’éterniser dans ce débat là. Il ne s’agit pas pour moi d’être d’accord ou pas. Si je trouve ce débat inopportun, c’est que c’est le Président Macky lui-même qui a fait de la limitation du mandat, une promesse de campagne, qu’il a concrétisée à travers un référendum. Il ne violera pas la loi qu’il a fait voter. Ma conviction est que le Président Macky Sall ne faillira pas à sa parole. S’il existe des gens qui tentent de le pousser à ça, c’est leur droit mais le Chef de l’Etat ne cédera pas à ceux là. N’oublions pas qu’il est le garant de la Constitution et des lois. Ce que le Président Sall a besoin, c’est plutôt un peuple uni derrière lui. Une nation soudée pour son développement et son mieux être. Le Président Sall est un homme de consensus. La preuve, il a mis en place Benno Bokk Yakaar qui reste la coalition qui a la plus longue durée de vie de toute l’histoire politique du Sénégal.

Les Présidents Abdoulaye Wade et Macky Sall se sont vus pour une audience qui suscite moult commentaires.

Votre opinion

Que le Président Macky Sall et son prédécesseur se voient est dans l’ordre normal des choses. Je les félicite et les encourage à poursuivre cet élan. C’est vraiment insensé de dire que les deux leaders sont dans un deal. Il faut laisser le temps au temps et ne pas aller très vite en besogne. Le pays a besoin de tous ses fils et filles. Le Sénégal ayant enregistré des progrès substantiels dans l’amélioration du climat des affaires, à travers la mise en œuvre du Programme triennal de Réformes de l’Environnement des Affaires et de la Compétitivité (PREAC), pour se hisser parmi les meilleurs réformateurs du monde, il nous faut une paix sociale dans un pays réputé stable.

C’est cela qui peut consolider les progrès enregistré.

Ousmane Sonko de Pastef accuse l’ancien Dg des impôts, Mamour Diallo d’être englué dans un scandale de 94 milliards. Cette affaire vous préoccupe t-elle ?

Assurément oui. C’est une affaire qui me préoccupe comme elle préoccupe tous les Sénégalais. A l’Assemblée nationale, la commission d’enquête mise en place pour cette affaire a rendu ses conclusions qui sont contestées par l’accusateur, Ousmane Sonko. La commission n’est pas une juridiction. Celui qui est accusé peut faire table rase de tout et laisser tomber. Mais il peut aussi saisir les juridictions pour que la vérité éclate. Si quelqu’un accuse un haut fonctionnaire de tels faits, il doit être en mesure d’apporter la preuve devant la justice. Ousmane Sonko n’aura pas à crier à l’acharnement. S’il peut apporter la preuve de ce qu’il dit, il n’a pas à s’inquiéter.

La preuve n’est pas une simple texture verbale évanescente. Elle est une indispensable lumière qui éclaire l’horizon judiciaire. Dans cette affaire entre Mr Sonko et Mr Diallo, c’est la preuve qui établira la vérité.

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